AQ is the new smart : l’adaptabilité est LA compétence de demain !

Après la révolution de l’intelligence émotionnelle, l’adaptabilité pourrait devenir LA compétence de demain.
Dans un monde qui change de plus en plus vite, nous devons développer notre intelligence adaptative pour mieux faire face aux mutations.

Un étude conduite en 2016 auprès des DRH de grandes sociétés*, affirmait que dans les 5 années à venir, 1/3 des compétences les plus importantes aux yeux des recruteurs auraient changé. Selon cette étude, en 2020, l’intelligence émotionnelle fera son entrée dans le top 5 des compétences incontournables à avoir dans notre CV. Pourtant, moins de 3 ans après, on peut déjà se demander si au début de la prochaine décennie, l’intelligence émotionnelle ne sera pas aussi banale que la maîtrise des outils bureautiques aujourd’hui.

En se projetant un peu plus loin dans le futur, on peut imaginer qu’un jour les tests de recrutement mesureront 3 variables : notre quotient intellectuel (IQ), notre quotient émotionnel (EQ), et notre quotient d’adaptabilité (AQ), ce dernier étant clairement le plus prisé des recruteurs. Le quotient d’adaptabilité c’est en effet pour un employeur, la garantie de notre employabilité sur le long terme grâce à notre capacité à apprendre régulièrement un nouveau métier dans un contexte où les technologies nous imposent d’apprendre à une vitesse et une fréquence inégalées.

2 géants face au changement

La comparaison de 2 géants du XXe siècle, IBM et Kodak, montre bien ce qu’est l’intelligence adaptative.

IBM commence à vendre des machines à calculer a fin du XIXe siècle, puis des machines à écrire après la crise de 1929, et des « ordinateurs centraux » (l’ancêtre de nos serveurs d’entreprise) dans les années 60. Amusez-vous à taper « IBM » sur Linked’in : intelligence artificielle, cloud, blockchain, applications IdO… IBM change souvent de direction, toujours vers là où il y a de l’argent. Si IBM évoque toute une série d’innovations, Kodak en revanche évoque invariablement les instantanés papier… qui ont disparu en 2012, avant de resurgir récemment, surfant sur la vague vintage.

La culture de l’adaptabilité

La comparaison des cultures nationales est également parlante pour illustrer ce qu’est l’intelligence adaptative.

Certains pays ont une législation sociale et des syndicats qui facilitent l’automatisation en formant les gens fréquemment pour leur permettre de faire de nouveaux métiers… alors que d’autres préfèrent consacrer des fonds importants à protéger les anciens métiers contre les changements. On peut ainsi parier que, s’il existait des tests d’AQ, les premiers auraient un excellent score alors que les autres seraient à la traîne. Pour appuyer ce point de vue, on peut citer le baromètre de la Commission européenne effectué en 2017**, dans lequel 80% des Suédois interrogés ont un point de vue positif des robots et de l’intelligence artificielle, bien au-dessus de la moyenne des pays européens qui est à peine supérieure à 60%.

Et nous, combien de métiers différents avons-nous exercé ? Combien allons-nous en exercer dans les années à venir ? A titre personnel, nous investissons-nous fréquemment dans la formation ? On peut légitimement se poser la question au regard des taux d’utilisation du CPF…

L’irruption de l’intelligence émotionnelle dans le champ du management au début des années 90 a été une révolution. Celle de l’intelligence adaptative pourrait être un véritable coup de tonnerre. Quoi qu’il en soit, le test d’AQ n’existe pas encore… ils serait pourtant bien utile. En attendant, pensez-vous avoir une faible ou forte intelligence adaptative ?

Julien Fourès – Consultant

Julien Fourès, Consultant en management et vente, a effectué une grande partie de son parcours à l’étranger au sein de projets industriels. Il travaille sur les problématiques de développement du contenu local dans les coopérations internationales et suit pour b-flower les articles de presse ou de blogueurs anglo-saxons.

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