Equilibre vie pro – vie perso : la théorie des 4 brûleurs

Avec les enjeux actuels de burnouts vs droit à la déconnexion… l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un sujet brûlant ! Vous vous demandez comment parvenir à cet équilibre ? Découvrez la théorie des 4 brûleurs.

 

Dans un échange de mail avec l’un de mes clients, j’ai eu la surprise de découvrir une signature précisant « nous sommes flexibles : je ne m’attends pas à ce que vous lisiez, répondiez ou même agissiez suite à ce message en dehors de vos heures habituelles de travail ».

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée a longtemps été un sujet tabou dans notre pays. Il est désormais un enjeu de marque employeur pour cette multinationale du secteur des cosmétiques.

 

La théorie des 4 brûleurs

Pourtant, cet équilibre est complexe. Il peut être résumé par l’image des 4 brûleurs. Supposez que votre vie est représentée par une gazinière dont chaque brûleur représente un élément important :

1er brûleur : votre famille
2e brûleur : vos amis
3e brûleur : votre santé
4e brûleur : votre travail

L’idéal serait de pouvoir laisser chacun des brûleurs allumés… mais il faut se rendre à l’évidence : 4 brûleurs allumés, c’est le meilleur moyen pour s’interdire d’atteindre son plein potentiel dans au moins l’un des 4 domaines. Or, voulons-nous être moyens partout ou préférons-nous réussir pleinement dans au moins 1 domaine ?

Afin de ne négliger aucun brûleur, l’idée qui vient immédiatement à l’esprit consiste à trouver des façons de combiner plusieurs brûleurs. Mais on s’aperçoit vite qu’il s’agit là de fausses solutions et que nous essayons de repousser ce qui est évident : il faut faire des choix dans la vie !

Il y a 3 façons de traiter les 4 brûleurs :

1 : L’externalisation

La première consiste à « externaliser » l’un des brûleurs. Ainsi, certains entrepreneurs réussissent à ne plus travailler que quelques jours par semaine en déléguant la gestion de leur entreprise à des personnes qu’ils ont eux-mêmes choisies. Bien entendu, les parents peuvent également payer quelqu’un pour s’occuper du brûleur « famille ». L’inconvénient de cette solution est que l’on risque de se sentir dépossédé de ce qu’on aime, qu’il s’agisse de l’entreprise que l’on a construite de ses mains ou de ses enfants adorés. Externaliser permet de garder le brûleur allumé, mais entraîne une perte de sens…

2 : L’acceptation

L’autre option consiste à accepter les contraintes pour en tirer le meilleur parti. Pour cela, il faut passer du constat négatif « si seulement j’avais plus de temps, je pourrais travailler plus ou passer plus de temps avec mes amis », au constat positif « en optimisant mon temps, comment puis-je être le plus efficace possible ? ». Concrètement, cette approche consiste à se donner des heures de travail fixes, par exemple de 9 heures à 18 heures, mais très structurées ainsi que des heures de loisirs immuables (piscine le mardi de 18h à 20h). Des limites bien définies permettent bien souvent d’être plus efficace.

3 : La saisonnalité

La troisième option, qui d’ailleurs complète la seconde, consiste à se dire qu’il y a des saisons dans la vie. A chaque saison correspond un brûleur. Un étudiant privilégiera les amis, puis sa carrière et à un certain stade, il devra probablement se concentrer sur l’éducation de ses enfants. Enfin, les enfants partis, il se tournera de nouveau vers ses amis. Cette façon de voir les choses procure un équilibre fondé sur la certitude qu’il n’y a jamais aucun renoncement : ce que je ne fais pas aujourd’hui, je le ferai plus tard, mais ce que je fais aujourd’hui, je le fais bien !

Personne n’aime entendre qu’il n’est pas possible de tout avoir et qu’il faut faire des choix. Pourtant, en management comme dans tout autre domaine, faire des choix conscients, c’est assurer son propre équilibre.

Et vous, quel brûleur avez-vous baissé ? Quel brûleur avez-vous allumé à fond ?

Julien Fourès – Consultant

Julien Fourès, Consultant en management et vente, a effectué une grande partie de son parcours à l’étranger au sein de projets industriels. Il travaille sur les problématiques de développement du contenu local dans les coopérations internationales et suit pour b-flower les articles de presse ou de blogueurs anglo-saxons.

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