Gamification : 5 astuces de game designer !

Dans mon précédent article sur la ludification, je vous montrais en quoi cette tendance
présente de nombreux bénéfices pour la formation, notamment en matière de pédagogie.
Cela est dû aux mécaniques d’apprentissage très efficaces qu’elle comprend.
Un sujet riche que je vais développer dans ce nouvel article à travers 5 astuces de game designer !

 

La gamification (ou ludification) est une méthode qui consiste à intégrer des mécaniques issues du jeu dans des domaines autres. Son principal intérêt est d’inciter l’apprenant à rester motivé à court comme à long terme ! Dans la théorie, cela semble très simple mais pour la mise en pratique, c’est moins évident. Alors comment font les formateurs pour éveiller l’intérêt des apprenants et maintenir leur implication et motivation grâce à la gamification ?

Je vais ici vous présenter 5 astuces de game designer que vous pouvez retranscrire dans vos formations. De quoi vous inspirer pour la création de vos prochains modules !

 

1. Récompenses aléatoires

Les récompenses aléatoires sont distribuées aux apprenants selon un facteur chance, et non au mérite. Elles les incitent à recommencer à tenter leur chance, comme à la loterie, ce qui renforce l’implication des participants.

En complément d’un classement sur les résultats, les récompenses aléatoires permettent de diminuer la pression de la compétition et de ne pas démotiver les participants les moins performants. Aussi, elles créent une addiction qui incite les participants à revenir de manière régulière.

 

2. Feedbacks instantanés

Le feedback instantané consiste à donner à l’apprenant une information juste après la réalisation d’une action. Par exemple, il peut s’agir de donner la réponse à une question après que le participant y ait répondu.

Le feedback instantané présente plusieurs avantages :
– augmenter la concentration des apprenants en évitant le décrochage
– maintenir le rythme pour un apprentissage plus dynamique
– apporter de précieuses informations au formateur sur l’impact des modules et les résultats
– inciter l’apprenant à s’améliorer en suivant ses progrès.

 

3. Score à échelle ouverte

Dans les jeux vidéo, on retrouve souvent deux types de score : le score de complétion (1,2 ou 3 étoiles) et le score à échelle ouverte (un nombre de points). Lorsqu’on obtient les 3 étoiles, il est toujours possible d’améliorer son nombre de points.

Le score à échelle ouverte invite les participants à recommencer la même activité dans le but d’améliorer leur performance. Comme la récompense aléatoire, il créé une addiction qui incite les participants à battre leur record et à persévérer vers l’excellence.

 

4. Asynchronie

L’asynchronie permet à 2 ou plusieurs participants de jouer ensemble mais depuis des endroits différents et pas au même moment. L’un peut commencer sa partie le matin au petit-déjeuner tandis que l’autre jouera son tour à la pause déjeuner. Chaque participant est dépendant de l’autre puisqu’on ne peut pas jouer tant que l’autre n’a pas joué son tour.

Cette méthode permet d’éviter l’isolement et la démotivation des joueurs, notamment dans le cadre de l’e-learning. Elle invite les participants à coopérer de façon plus conviviale dans leur apprentissage, à s’aider et à s’encourager mutuellement. Aussi, les participants doivent absolument revenir pour ne pas bloquer leur partenaire de jeu !

 

5. Mécanique de frustration

Cette mécanique consiste à empêcher le participant de poursuivre son action, créant chez lui une frustration qui va l’inciter à revenir plus tard ou à réessayer. Pour cela, différents freins peuvent être utilisés comme un manque d’énergie, un nombre de points trop faible ou encore l’échec à une mission.

 

Si ces 5 astuces sont très efficaces pour les jeux vidéos, elles le sont également dans le cadre de la formation car elles incitent les apprenants à participer, à collaborer, à s’investir et à revenir… De quoi construire des modules de formation ludiques, interactifs et efficaces !

Consultant formateur

Ludovic s’oriente à ses débuts vers une carrière dans les sciences techniques et industrielles.
Il rejoindra b-flower 10 ans plus tard, en 2012, en tant que consultant sur l’agence de Lyon.

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