La neuropédagogie, nouveau souffle de la formation

Si l’efficacité de la formation est une problématique réelle, les neurosciences peuvent déjà apporter des pistes de réflexion et des solutions pour rendre la formation plus efficace. Elles s’intéressent notamment à la façon dont le cerveau humain apprend, mémorise, retient les informations et est stimulé. Dans cet article, nous aborderons les apports de la neuropédagogie. 

 

Rencontre entre la pédagogie et les sciences cognitives, la neuropédagogie nous apprend à adapter les méthodes de formation au mode de fonctionnement du cerveau humain pour concevoir des formations plus efficaces et mieux adaptées à la façon dont nous apprenons.

 

Comment apprenons-nous ?

Les neurosciences nous renseignent sur la façon dont notre cerveau est le plus efficacement stimulé, sur sa manière de traiter et d’assimiler les informations, d’apprendre et de mémoriser.

 

Nous avons un temps d’attention très court

Conseil : créer des séances de formation courtes, avec des pauses

La digitalisation nous facilite la vie, bouleverse nos façons de faire et accélère le processus de nombreuses tâches. Cependant, elle agit aussi sur notre niveau d’attention, qui a considérablement diminué ces dernières années. Tenant compte de ces données, il est idéal de faire des séances d’apprentissage d’une durée de 10 minutes environ chacune, afin de capter l’attention maximale des participants durant cette période de temps. Une rupture entre chaque séance permet une pause de la concentration des participants, pour qu’ils repartent concentrés pour les 10 prochaines minutes.

 

Nous avons besoin de répéter pour mémoriser

Conseil : revenir à plusieurs reprises sur les informations importantes

Le fait de répéter les informations à plusieurs reprises nous aide à mieux les retenir. Attention cependant : notre cerveau apprend en boucle, en passant par 3 étapes. Tout d’abord l’encodage, qui est le stade de formation des nouvelles connaissances au niveau des neurones ; puis le stockage, qui est le fait de retenir inconsciemment les nouvelles informations ; et enfin la récupération, qui est la capacité à retrouver l’information retenue, le rappel de l’information pour mieux l’enregistrer. Ainsi, si vous essayez de retenir une liste de mots que l’on vous dicte, vous commencerez par vous répéter les premiers, puis les re-répéterez en y ajoutant les derniers, etc, toujours en repartant des premiers. Vous vous souviendrez donc des premiers mots à force de les avoir ressassés, et des derniers, grâce à votre mémoire à court terme. Mais ceux du milieu… Evaporés ! En effet, votre cerveau fait bien des boucles pour intégrer sans cesse les nouveaux mots, mais répète surtout les premiers. C’est la raison pour laquelle vous les retenez mieux.

 

Nous mémorisons mieux ce que nous voyons

Conseil : un visuel adapté et allégé

Nous avons la capacité de retenir plus ou moins 4 items. Pensez donc à faire des présentations épurées concernant le contenu et mariez-le avec un visuel qui fait sens, peu chargé. Oubliez les logos, dates et autres informations parasites qui ne sont pas à retenir. Focalisez-vous sur des visuels parlants, en rapport avec ce qu’il y a à retenir de la présentation. Si vous avez 4 points principaux à faire apprendre, réduisez-les en un mot chacun, placé à chaque point d’un losange, par exemple. L’utilisation de formes simples focalisera l’attention sur le principal.

Illustration neuropédagogie

Vous pouvez aussi vous appuyer sur l’utilisation d’images. Notre cerveau traite plus rapidement une image que nous ne lisons une phrase. Enfin, jouez sur le mouvement, avec quelques effets associés à vos visuels pour attirer l’œil et favoriser la mémorisation. Mais n’en abusez pas ! Cela fatiguerait les yeux des participants, qui se lasseraient vite de ce que vous leur montrez.

Incitez-les aussi à fermer les yeux et à se faire une image mentale de ce dont vous leur parlez. Cela les aidera, grâce à cette visualisation, à mieux s’imprégner de l’information.

 

Les prises de parole monotones nous lassent

Conseil : un discours prenant 

Lorsque vous vous adressez aux participants, utilisez des phrases courtes, des mots forts et variez les intonations. Référez-vous à la méthode DIVAS : adaptez votre Débit, modulez votre Intonation, le Volume de votre voix, insistez sur l’Articulation et pensez à Sourire. Retrouvez plus de détails sur la communication non verbale et para verbale dans notre Livre Blanc COACH !

Apprenez à parler à votre public en racontant une histoire. Le storytelling captive les participants et permet de leur communiquer l’information de manière plus efficace.

Agrémentez vos prises de parole par des moments durant lesquels les apprenants sont acteurs de leur formation : il faut qu’ils se mettent en situation, qu’ils fassent les choses par eux-mêmes, qu’ils ressentent des émotions, qu’ils soient sûrs d’eux.

 

Les neurosciences ont encore beaucoup à nous apporter dans de nombreux domaines. Elles nous confirment néanmoins ce que le bon sens et l’empathie nous avaient appris.

Pour être efficace en formation, il faut s’intéresser autant au contenu qu’à la façon de diffuser le message, ce que nous appelons la pédagogie. Chez b-flower, nous avons modélisé ces bonnes pratiques dans un processus, la pédagogie LEARN. Elle permet de respecter ces quelques principes et de les articuler intelligemment dans la formation. En intégrant ces éléments, vous obtiendrez des résultats tangibles et immédiats !

Juliette Delpippo – Chargée de Communication et Marketing

Chargée de Communication et Marketing, Juliette a récemment intégré l’agence de Cannes. Animation du blog et des réseaux sociaux, gestion des webinars, création de supports de communication… Rien ne lui échappe ! Passionnée par son métier, elle est méticuleuse et aime ajouter sa petite touche d’originalité, qui transparaît souvent dans ses réalisations.

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