Pilotage de la performance : les erreurs peu connues à éviter (n°1)

Découvrez  tous les mois  les risques du pilotage de la performance à travers des erreurs peu connues ou mal appréhendées qu’il vous faudra éviter.  Ce mois-ci, nous allons explorer l’erreur peu connue n°1 qui consiste à voir l’information comme source unique de décision !

 

Avant toutes choses, je tiens à préciser que je suis un homme de chiffres et que je ne renie pas en bloc tous les indicateurs de performance. Ils nous sont très utiles, à condition d’être conscient des travers auxquels ils peuvent conduire et du fait qu’un effort complémentaire est nécessaire.

La plupart du temps, les erreurs que nous faisons en matière de pilotage de la performance sont dues à des préceptes que nous acceptons comme évidences et que nous avons intégrés sans le savoir à notre référentiel de management. Dans cet article, nous allons donc décortiquer l’idée fausse que l’information est la source unique de décision.

 

La bonne information au bon moment et à la bonne personne, c’est un leurre !

Vous avez très certainement déjà entendu réciter cette formule : « La clé de la prise de décision, c’est la bonne information au bon moment et à la bonne personne ».

Mais ce n’est pas si simple, car l’information la plus utile à la prise de décision n’est pas nécessairement la plus accessible. Elle ne sera pas toujours livrée automatiquement comme par magie avec une solution de Business Intelligence ou du Big Data. Il faudra faire quelques efforts pour se la procurer…

L’environnement en entreprise devient de plus en plus complexe et chaotique face à des mutations de marchés et des enjeux qui changent de plus en plus rapidement. Ces derniers font face au besoin d’adaptabilité toujours croissant et à l’incertitude du changement permanent.

Du coup, on aurait pu croire que la légende du manager pleinement informé, qui prend toujours la bonne décision, était enterrée et que plus personne ne chercherait à l’atteindre ! Cependant, il semblerait que le slogan soit toujours vendeur, telles que de récentes publications sur l’exploitation des Big Data peuvent le laisser entendre.

 

Entre information et prise de décision : des liens de causalité imprécis

La plupart d’entre nous touchons du doigt au travers de nos expériences que les liens de causalité entre l’information et la prise de décision sont imprécis. Il faut utiliser son cerveau, investiguer un peu la mémoire collective, regrouper les savoir-faire, laisser sa sensibilité s’exprimer et prendre des risques.

Si vous pensez qu’un système capable de fournir la bonne information puisse être LA solution pour une bonne prise de décision, alors je vous renvoie à cette histoire :

En pleine nuit, un promeneur rencontre un autre homme en train de fouiller devant une voiture pleins phares : 
– Bonsoir Monsieur, vous cherchez quelque chose en particulier ? 
– Oui, les clés de chez moi, j’ai celles de ma voiture mais c’est tout… du coup je suis bloqué.
Le promeneur remarque que le sol est bien éclairé et est surpris qu’il ne les ait pas déjà retrouvées… Interpellé, il lui demande :
– Où est-ce-que vous les avez laissées tomber ? 
– Je les ai égarées 50 mètres derrière la voiture dans l’allée. Mais, comme derrière la voiture il n’y a pas de lumière assez puissante, je cherche ici, c’est plus simple.

Chercher dans les phares, c’est un peu le cas du manager qui reste focalisé sur son tableau de bord sans admettre que seule une part limitée de l’information (factuelle et structurée) est retranscrite par le système d’information.

 

Quelqu’un a parlé de donner du sens ?

Face à la nécessité de prendre une décision, commençons par renverser notre fonctionnement actuel qui consiste à interpréter les indicateurs pour en tirer une analyse, puis prendre des décisions… mais définissons plutôt au préalable les informations réellement utiles pour prendre la meilleure décision.

Appuyons-nous également sur des indicateurs simples, qu’il nous est possible d’expliquer, en termes de construction et de ce qu’ils révèlent, en moins d’une minute !

Chef de Projet & Consultant

Ludovic s’oriente à ses débuts vers une carrière dans les sciences techniques et industrielles.
Il rejoindra b-flower 10 ans plus tard, en 2012, en tant que consultant sur l’agence de Lyon.

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