Soft skills : quel impact pour les managers ?

Souvent promus pour leur maîtrise du métier, les managers doivent de plus en plus faire preuve de compétences relationnelles et émotionnelles. Mais pourquoi ces « soft skills » sont devenues si importantes ? Quel est leur impact en entreprise ? 

Les émotions ont trop longtemps été reléguées à la sphère privée, étant considérées comme inadaptées voire nocives dans la sphère professionnelle. Heureusement, il y a eu ces dernières années une prise de conscience collective : l’émotion, lorsqu’elle est connue, comprise et maîtrisée, peut avoir de nombreux effets positifs. Mieux interagir avec les autres, prendre de meilleures décisions, savoir gérer son stress… sont autant de compétences relationnelles et émotionnelles utiles en entreprise. Alors à quoi bon posséder de solides compétences techniques si nous ne sommes pas capables de travailler en harmonie et créer des relations pérennes avec les autres ?

 

Quelles sont ces compétences ?

Les compétences relationnelles et émotionnelles (soft skills) viennent ainsi progressivement détrôner les compétences techniques (hard skills), traditionnellement davantage mises en avant en entreprise. Véritablement complémentaires à ces dernières, elles s’avèrent de plus en plus importantes et primordiales face aux mutations actuelles (digitalisation, essor de l’intelligence artificielle, mondialisation…etc).

Aujourd’hui, ces soft skills sont particulièrement utiles dans la vente et le management :

  • L’écoute active, la capacité de conviction
  • Savoir travailler en équipe
  • Faire preuve de flexibilité, d’adaptation, et d’agilité face aux différentes situations
  • La proactivité, la capacité à prendre des initiatives et innover
  • L’organisation, la gestion de son temps, de priorités, et du stress
  • La capacité à déléguer, motiver une équipe et hisser les compétences de ses collaborateurs

Selon une étude de Monster (2019), « 90% des recruteurs sont convaincus que les compétences comportementales continueront à prendre de l’importance au travail. Elles ont un rôle crucial pour assurer la cohésion au sein des équipes, renforcer la culture de l’entreprise, et donc retenir les talents ».

 

L’équilibre entre émotion et réflexion

Le psychologue Daniel Goleman précise que des émotions intenses peuvent impacter nos actions et nos décisions. Dans les entreprises, les Directions des Ressources Humaines prennent en compte l’intelligence émotionnelle notamment au niveau du leadership afin de changer les postures des managers en interaction avec leurs collaborateurs et surtout dans les prises de décisions importantes.

 

Développer son empathie

L’empathie est au cœur même de la communication afin de s’identifier à quelqu’un, de ressentir et partager ses émotions. Elle représente une forme de compréhension affective de l’autre. C’est au manager de connaître les attentes de chacun des collaborateurs de son équipe afin de mieux organiser l’ensemble. Comprendre les personnalités de chacun permet de bâtir une organisation interne basée, non pas sur les savoir-faire, mais sur le savoir-être et permettant à tous de trouver ce dont il a besoin pour s’épanouir.

 

Développer ses compétences sociales

Les compétences sociales constituent les aptitudes primordiales d’un manager. Un manager compétent va savoir comment échanger avec chacun des collaborateurs de son équipe. Nous avons tous nos propres comportements, nos façons de réagir sous stress ou encore nos propres leviers de motivation. Un manager se doit de connaître ces caractéristiques afin d’être en mesure d’adapter sa communication. Adapter son discours en fonction des personnalités de son équipe va enrichir les échanges, permettant de convaincre et fédérer l’ensemble de ses collaborateurs.

 

Identifier ses forces et ses limites

Apprendre à se connaitre permet d’organiser plus facilement vos relations de travail. Savoir ce qui nous fait avancer, ce qui nous rend meilleur, ce qu’il faudrait améliorer, et surtout savoir pourquoi : c’est ce qui nous permet de prendre les bonnes décisions.

Selon John Mayer, l’un des pères de la théorie de l’intelligence émotionnelle : « la conscience de soi peut prendre la forme d’une attention objective à ses états intérieurs ». Cela signifie que comprendre ce que l’on éprouve élargit les réactions possibles, nous permettant de décider ou pas de laisser libre cours à une émotion ou de s’en affranchir. Elle constitue donc le fondement de la seconde forme de l’intelligence émotionnelle : la capacité de se débarrasser rapidement de ses émotions négatives.

Selon Mayer, certains individus ont ainsi une conscience et connaissance d’eux-mêmes et de leurs émotions qui leur offre une indépendance, une maîtrise de leurs émotions, une conception plus positive de la vie et une meilleure santé psychologique.

 

 

Comment développer les compétences comportementales de vos collaborateurs ?

Faire réussir les projets de transformation, telle est la mission de b-flower depuis 20 ans, entreprise reconnue pour faciliter l’appropriation par tous, accélérer la mise en mouvement et systématiser la mise en œuvre. Nous accompagnons les métiers du management, de la vente et de la relation client sur le développement de compétences comportementales en intégrant la méthode DISC, et de l’intelligence émotionnelle avec la méthode EIQ. Nous pouvons intervenir à 3 échelles : en transformation d’entreprise, en formation d’une équipe ou d’un groupe de collaborateurs et en coaching individuel.

jcarassou –

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