Une entreprise plus performante grâce aux neurosciences

L’évolution constante de notre monde rend très vite nos connaissances obsolètes. Comment apprendre à s’adapter ? Adoptez un management adéquat pour des collaborateurs en phase avec la transformation, et une entreprise plus performante, grâce aux neurosciences.

 

Le capital humain est une des sources de la performance de l’entreprise, si ce n’est la plus importante. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas le négliger et surtout le faire évoluer, le tirer vers le haut pour qu’il se développe. A cela, il faut ajouter la notion de changement. Le monde change à une vitesse folle, tout s’accélère, notre société est en constante restructuration. Les capacités de chacun doivent suivre le mouvement et s’adapter à tous ces revirements.

Pour nous pencher sur ce sujet, nous nous appuyons sur l’approche neurocognitive et comportementale de Jacques Fradin. Elle nous permet d’accéder à la connaissance de l’humain d’une manière poussée et différente de celle dont on a l’habitude en management.

 

La nécessaire adaptation aux changements

Notre monde d’aujourd’hui se caractérise par sa complexité grandissante. Comme nous l’entendons presque quotidiennement, notre société, nos pratiques et à peu près toutes les choses qui nous touchent deviennent de plus en plus complexes. Les savoirs et connaissances évoluent, il faut sans cesse modifier les nôtres en fonction des nouvelles, se mettre à la page et progresser. Cependant, nous présentons tous une forme de résistance au changement, des blocages par rapport à certains points, qui varient selon les personnes.

 

Pourquoi est-ce si difficile de s’adapter ?

De manière très simplifiée, nous distinguons deux modes mentaux chez l’Homme :

 

1.     Le mode mental automatique

Le premier est le mode mental automatique qui correspond à notre disque dur, l’agrégat de nos savoirs, compétences et apprentissages, ainsi que nos émotions et motivations. C’est aussi celui qui regroupe nos « fausses croyances », nos idées préconçues et nos rigidités.

Dans ce mode mental, nous retrouvons notre confort, notre petit monde habituel. Nous prenons nos décisions quotidiennes grâce à lui, sans forcément y penser. Ce sont les choix de tous les jours, comme boire par exemple. Nous nous référons aussi à nos expériences passées, à nos acquis, à notre côté routinier, rigide, simplificateur, à nos certitudes. C’est également à travers ce mode que nous sommes très sensibles au regard des autres.

Dans ce monde qui change en permanence, le mode mental automatique n’est pas suffisant, puisqu’il est très rigide et s’inscrit dans une mécanique de répétition.

 

2.     Le mode mental adaptatif

C’est ici qu’intervient le second mode mental, dit « adaptatif », à la fois opposé au premier et complémentaire. Il regroupe notre créativité, notre intuition et notre développement des compétences.

Selon la situation, nous basculons sur le mode automatique ou le mode adaptatif mais puisque notre monde se complexifie de jour en jour, le mode mental adaptatif est particulièrement sollicité.

 

Comment renforcer notre capacité à nous adapter ?

Puisque le monde est de plus en plus complexe, nous avons besoin de formations de manière continue, de contenus et de nouvelles compétences pour s’adapter aux incessantes évolutions. Mais pour cela, il faut un contenant ! Et ce contenant, notre mental, doit présenter une certains ouverture d’esprit pour comprendre les nouveautés. Avec le stress, les croyances, la rigidité, nous avons moins de capacité d’adaptation. Voici deux éléments que nous vous conseillons de développer pour renforcer votre capacité d’adaptation :

 

1.     En faisant preuve de curiosité

Pour s’adapter à ces évolutions, il convient donc de renforcer notre mode adaptatif, tout d’abord à travers la curiosité. Faire preuve de curiosité permet de développer notre neuro-plasticité et par conséquent, notre capacité à nous adapter.

Par exemple, lorsqu’un enfant nous demande « Pourquoi il fait jour ou nuit ? », lui retourner la question en lui demandant « Qu’en penses-tu ? » est un bon exercice pour l’inciter à réfléchir et ainsi développer sa neuro-plasticité. Il évolue ainsi sans être assisté et apprend à passer de son mode automatique à son mode adaptatif.

En entreprise, plutôt que de faire réfléchir les collaborateurs, nous leur donnons des lois et des règles à respecter. Il vaut mieux laisser les personnes se corriger elles-mêmes au lieu de pointer leurs erreurs du doigt. La capacité adaptative est donc très peu utilisée au travail. Pourtant, la curiosité est une grande source d’ouverture !

 

2.     En développant notre souplesse d’esprit

Le deuxième levier de développement du mode adaptatif est la souplesse. C’est la capacité à accepter la réalité, même si elle ne nous plaît pas. La rigidité nous fait en revanche refuser cette réalité.

Lorsque des situations non-maîtrisées ou complexes surviennent, nous essayons parfois de les résoudre avec nos connaissances. Puisque nous ne possédons pas celles qui sont adaptées à cette nouvelle situation, nous tournons en rond et arrive alors notre pire ennemi, le stress. C’est un signal d’alarme de notre conscience qui nous dit de changer de mode. Il faut alors accepter de mettre des mots sur cette angoisse, sans s’énerver, ce qui serait contre-productif. Cela nous aide à changer d’état d’esprit et à neutraliser cet inhibiteur qu’est le stress.

 

Pour créer de la performance dans une entreprise, les collaborateurs doivent être bien dans leur peau, savoir communiquer et avoir conscience de leurs limites. C’est dans ces conditions qu’ils seront les plus à même de développer des capacités d’adaptation, à travers la curiosité et la souplesse d’esprit.

Juliette Delpippo – Chargée de Communication et Marketing

Chargée de Communication et Marketing, Juliette a récemment intégré l’agence de Cannes. Animation du blog et des réseaux sociaux, gestion des webinars, création de supports de communication… Rien ne lui échappe ! Passionnée par son métier, elle est méticuleuse et aime ajouter sa petite touche d’originalité, qui transparaît souvent dans ses réalisations.

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